10 particularités ( que j’ai ) qui vous surprendront

5 choses que je fais qui vous surprendront - Partie 1

Bonjour,

Il y a beaucoup de choses que je fais et qui sont inconnues des membres de ma famille. Ce sont des particularités que l’on garde pour soi. En tant qu’autiste elles pourraient nous faire tomber dans une sorte de cliché que l’on voudrait éviter. Voici ces 10 particularités ( que j’ai ) qui vous surprendront.

1- Angoisser en mangeant

Cela fait partie de mon quotidien, donc je n’ai pas forcément le recul pour me rendre compte que ce n’est pas normal. Quand je mange une pomme par exemple – j’adore ça ! – je vais souvent angoisser à cause de l’acidité. Vu que quand j’angoisse et que je suis chez moi, je fais un mouvement caractéristique de va et vient d’avant en arrière, eh bien quand je mange une pomme je vais la manger avec cette attitude particulière. Vu que j’en mange une au goûter, je pourrais simplement changer de goûter, mais bon, il faut que j’y réfléchisse, je ne change pas mes habitudes comme ça !

Depuis quelque temps, j’ai pris l’habitude de manger des petits pains grillés de type Krisprolls le soir. J’aime le fait qu’ils soient croustillants, mais ça me fait parfois angoisser aussi ( pas tout le temps ). Donc vous pourriez me voir, comme pour la pomme, avoir cette attitude assez autistique il faut bien le dire.

Ce qui se passe ? C’est une sorte d’invasion, de décharge sensorielle qui me submerge. Étant donné que mon quota supportable est assez bas et que les sensations sont décuplées avec la pomme et les petits pains grillés, je sature rapidement et mon cerveau tend vers le black-out.

2- Je n’ai pas de pudeur ( morale )

Je n’arrive pas vraiment à concevoir la pudeur morale. Je ne sais pas instinctivement ce que je devrais ou ne devrais pas dévoiler de moi, puisque je ne connais par exemple pas de questions gênantes. Aucune question ne me gênerait, a priori. Je ne crois pas avoir déjà fait face à une question à laquelle j’aurais été gêné de répondre, mais j’admets que ça doit bien exister. Je pense toutefois que mon seuil de tolérance doit être très élevé, car ce sont souvent les autres qui n’osent pas aller trop loin et quand ils pensent être déjà à la limite, en vérité, ils n’ont pas idée à quel point ils sont loin, mais vraiment, vraiment loin d’atteindre le seuil des questions gênantes à mon sens, si tant est qu’un tel seuil existe.

Bien sûr, le problème que ça pose c’est que je ne sais pas ce que je dois ou ne dois pas aborder me concernant. Étant donné, en plus, que je suis franc et que je n’aime pas les conversations superficielles, eh bien ça surprend souvent car je rentre généralement directement dans le vif du sujet.

Par exemple je peux, entre deux bouchées d’une part de fraisier, dire à une personne que je viens de rencontrer : « J’ai eu une grosse dépression étant plus jeune avec des envies de suicides, mais là ça va mieux ». Puis revenir sur un sujet assez léger comme le fait que le fraisier c’est mon gâteau préféré et ne pas me rendre compte que j’ai choqué la personne en face.

C’est normal, parce que pour moi ce qui ne me gêne pas ne gêne pas les autres…

Maintenant je le fais bien moins, mes échanges sociaux sont donc surtout faits de paroles que je tais et que je me retiens d’exprimer. Ce qui fait que je suis en permanence dans le doute, dans l’hésitation et jamais ( ou presque jamais ) dans la spontanéité. Dès que je veux m’exprimer, je dois systématiquement passer ma parole par le filtre de tous les paramètres sociaux que j’ai préenregistrés et je dois également les adapter à la situation. Vu la difficulté, je ne dis rien la plupart du temps. Si je m’exprime, ce sera pas une sorte de mimétisme : des paroles testées et apprises qui ont donné de bons résultats. En somme, je ne suis jamais vraiment moi-même. D’ailleurs, le « moi » qui s’exprime n’existe quasiment pas en vérité.

3- Je ne dis pas « au revoir »

Si vous me connaissez sous mon vrai visage ( ça fait un peu peur dit comme ça ! ), dans le sens où si vous connaissez la version non adaptée de moi-même, celle où je me relâche, la version que je suis après plusieurs jours avec quelqu’un, vous verriez que je ne dis pas « au revoir » ou « bonne nuit » et pas non plus « bonjour » quand je le peux.

Ces phrases n’ont pas de sens pour moi. Je ne les comprends pas, je ne les conçois pas. Une journée ne régit pas vraiment des codes sociaux auxquels j’arriverait à me rattacher.

J’ai essayé de comprendre, sans y parvenir. Par exemple, je sais que si quelqu’un se couche à 22h et se lève à 8h, je devrais lui dire « bonjour » le matin. Si la personne se couche à 22h et se lève à 4h aussi ; si elle se lève à 2h, peut-être ; si c’est à minuit je commence à douter ; si c’est 23h, là j’ai de très gros doutes. Je ne sais pas très bien à partir de quelle heure, dans ce cas précis, je devrais lui dire « bonne nuit » et en dessous de combien de temps de sommeil ou de « disparition de mon champ de vision » je ne devrais plus le lui dire. Les gens savent ça je pense, mais pour moi ce n’est pas clair. Vu qu’en plus ça n’a pas de sens, je préfère zapper.

Pour moi, les jours sont des moments qui se suivent encore et encore, sans que je n’y vois de coupures.

Je n’aime pas non plus dire que je vais me coucher, ou que je pars, car ça me ferait parler alors que c’est évitable. J’essaie d’économiser mes mots si je le peux. Aussi, je ne voudrais pas donner une chance à l’autre de me retenir ou de me dire « tu pars déjà ? », je préfère partir simplement. L’acte du départ est ainsi plus doux. Sans compter que je n’aime pas trop toucher les autres. Je ne vois donc pas de bonnes raisons, de mon point, de vue de dire « au revoir » ou « bonne nuit ».

Une fois j’étais avec ma copine et sa sœur sur le trottoir. J’étais avec elles, puis je suis parti, mais vraiment parti. J’ai pris ma voiture et je suis rentré chez moi, j’avais 40 minutes de route à faire et je n’allais pas les revoir de si tôt. C’est ma copine qui me l’a raconté ensuite, en me disant que sa sœur avait été un peu choquée. Mais ça va elle est ouverte, donc y’a pas eu d’incident diplomatique non plus.

4- J’évite de rire

C’est l’une des choses qui m’ennuient le plus car j’aime rire. Le problème, c’est que si je ris trop, je vais partir très rapidement en crise d’angoisse. J’adore pourtant certains humoristes, mais je regarde des morceaux choisis de leur(s) spectacle(s) et c’est mieux si je peux garder le contrôle sur la lecture pour arrêter le visionnage le temps que je me calme.

Comme la pomme et comme les petits pains grillés, c’est balancement et compagnie…

Quand je suis avec ma copine, je me pousse le plus possible à continuer à rire, mais plus ça va et moins je peux alors quand ce n’est plus possible je dois partir et attendre que ça se calme. Mais pas question de revenir pour rire à nouveau, sinon ça recommence.

5- Je n’aime pas les chiffres impairs

Pour certaines choses, ça va mieux et j’essaie de me maîtriser, « heureusement » j’ai envie de dire. Mais c’est vrai que je n’aime pas les chiffres impairs. C’est clairement une sorte de toc et je pense que les autistes sont plus sujets aux tocs que les autres. J’ai aussi une petite obsession pour le chiffre 4 et le nombre 44, donc pour le 8 aussi car 4 + 4 = 8 ; donc 88 également, etc.

Si ma copine ( je l’appelle Kori, ça sera mieux que de dire « ma copine » à chaque fois ) – donc si Kori me donne un chocolat, elle devra m’en donner 2, ou aucun, ou 4 sinon. Si elle me prend quelque chose, des œufs quand elle vient manger chez moi par exemple, elle va devoir en prendre 2, mais 1.

Mais ça ne s’arrête pas là…

J’aime bien laisser un peu de lumière quand je ferme les stores, là aussi je laisse 4 rais. Si c’est Kori qui les ferme, elle sait qu’elle devra laisser 4 rais.

Je ne me rends pas compte à quel point cela m’obsède, mais ça va mieux et je pense que c’est gérable dans la vie de tous les jours, car je peux ne pas le faire – enfin, je crois ?

6- J’ignore ma copine

Je crois que c’est l’une des choses les plus étranges à observer pour les gens de l’extérieur. Même si je n’ai pas vu Kori depuis 1 semaine, ce qui est long pour moi, elle me manque beaucoup dans ces cas-là, eh bien, quand elle va arriver je ne vais pas avoir le comportement auquel on pourrait s’attendre.

Je devrais aller vers elle et l’accueillir, lui faire un bisou, la prendre dans mes bras après lui avoir dit « Salut ! Comment ça va ? Tu m’as manqué ! » ou un truc du genre. Mais ce n’est pas du tout ce qui se passe…

En fait il ne se passe rien. Vu que comme je l’ai dit plus haut je ne conçois pas bien la coupure, je ne ressens pas le besoin d’accueil. Kori est rentrée, je le sais, je suis content, même super content, mais c’est tout. Ma joie, qui est pourtant débordante, je suis tout excité et tout, ne se manifeste pas de la même manière que chez la plupart des gens. En général, c’est elle qui vient me dire bonjour alors que je suis assis devant mon ordinateur dans la chambre.

Si c’est moi qui viens vers elle, mes premiers mots s’intégreraient parfaitement dans la continuité de ce que je lui ai dit la dernière fois que je l’ai eue au téléphone ou par Internet ( bien plus probable ). En fait, j’ai du mal à imaginer comment je suis. Mais je vois plutôt bien comment je ne suis pas vu que je dois y faire attention pour ne pas choquer les gens. Ce n’est pas que les choquer me gêne plus que ça, mais ce qui interpelle les autres risque de créer une interaction que je ne peux pas gérer, donc le mieux c’est de passer inaperçu.

7- Je passe ma vie à fuir

Cette partie-là est assez contradictoire et montre bien le faussé qu’il peut y avoir entre ce que je veux et ce que je peux. Je suis d’une nature profondément sociable. Cela peut surprendre mais je sais que ceux qui me connaissent le mieux n’en douteront pas. Ma sociabilité s’exprime différemment, mais elle est bien présente. Je peux avoir des moments où je suis à peu près « normal », mais ils sont rares aujourd’hui, ils étaient plus fréquents quand j’étais plus jeune.
Ma façon à moi d’être sociable serait d’être parmi les autres sans avoir d’obligation sociale. Ce qui est quasi impossible, donc je ne peux pas être avec les autres. Je passe même mon temps à les fuir.

Pourquoi je fuis les gens ?

Il y a plusieurs raisons. Je ne supporte absolument pas la frustration et la contrainte. Je fonctionne beaucoup par plan : telle chose arrive à tel moment etc. Si bien que si par exemple je vais dans mon garage et que je croise quelqu’un, je devrai sortir de « moi » pour exprimer une chose qui me rend mal : dire « bonjour » en somme. Donc rien que ça, je ne le supporte pas. Donc j’évite les gens. Je me déplace le plus possible en évitant de croiser quelqu’un. Je suis un peu en mode « ninja », à l’écoute, attentif au moindre bruit et je me déplace le plus vite et le plus efficacement possible.

Même de façon plus générale, je fuis les gens. Je trouve ça dommage parce que dans le lot il y a des gens qui essaient de prendre contact avec moi. La dernière fois, j’étais au badminton et il y a un gars que je connais de vue et avec qui j’ai souvent discuté qui me parlait. Bien que je le trouve hyper sympa, il était devant moi à me parler, moi je n’arrivais pas à me sortir de la tête qu’il fallait que j’aille jouer et que le temps passait. Il était là, j’étais là, j’essayais de communiquer, j’ai sorti des banalités, je ne sais plus bien quoi, j’ai un petit répertoire de phrases à sortir dans ma tête, j’ai dû piocher dedans, mais je n’arrivais pas à entrer dans une réelle communication.

En fait je me sens facilement pris au piège. Ajoutez à cela le fait que je ne supporte pas la frustration ni la contrainte… Je sais que je passe à côté de gens chouettes. Mais je ne peux pas faire autrement.

8- Je peux ne pas reconnaître mes proches

C’est une particularité qui peut être très gênante et sera plus marquée chez certains autistes je suppose. Je sais que ma copine a ça aussi. Je pense que c’est lié à la vision détaillée qu’ont les autistes ( tous, je ne sais pas ). En tout cas, cela montre que je ne visualise pas la personne dans sa globalité.

Si vous changez quelques caractéristiques que j’ai associées à une personne, je ne la reconnaîtrai sans doute pas, même s’il s’agit de ma copine. C’est pire quand il s’agit d’une femme car elles peuvent changer encore plus que les hommes je trouve. Une autre coupe de cheveux, un maquillage différent et la personne est transformée.

Le pire truc qui m’est arrivé à ce propos c’est un ami que j’avais été voir à l’hôpital. Il me tend une photo et me dit « Regarde ! », je regarde et je me dis « Qui c’est ? » et je vois qu’il a l’air surpris, il me dit « Tu ne sais pas qui c’est !?! » et me représente la photo. On est resté comme ça quelques secondes, mais ça m’a paru être assez long. Puis voyant que je ne savais pas qui c’était il me dit « Ben c’est toi ! ». Je voyais qu’il n’en croyait pas ses yeux et en fait je le comprends, j’aurais eu une réaction peut-être encore plus forte que lui.

Du coup, je regarde la photo et je me suis dit que oui, ce devait être moi et petit à petit je commençais à me reconnaître, mais ce qui m’a surpris c’est que je ne savais pas du tout où j’étais et je ne l’ai jamais su.

Plus tard, j’ai analysé ce qui avait pu se passer, puis j’ai rapproché ça avec le reste et je me suis rendu compte que si je ne pouvais pas associer le contexte ( ici le lieu ) avec la personne et faire un lien, un rapprochement qui me donnera les indications nécessaires, eh bien je ne vais pas reconnaître la personne, même si c’est moi ! Pourtant, je portais les mêmes styles de vêtements ( je n’ai pas reconnu un pull fétiche par exemple ) et j’avais une coupe identique à celle que j’avais au moment de voir la photo : c’était moi avec 4 ou 5 ans de moins.

9- Je peux me déshydrater sans m’en rendre compte

Cela peut paraître surprenant – enfin je crois ? En tout cas c’est vrai, je ne ressens pas la soif comme les gens doivent la ressentir. Donc je dois ritualiser l’action de boire afin de ne me retrouver mal à cause d’un problème de déshydratation. Bien sûr, si je change mes habitudes je peux me retrouver à ne plus boire assez car mes rituels auront aussi été perturbés.

Il y a quelques temps de ça, j’avais toujours d’affreuse migraine sans comprendre pourquoi. Elles survenaient plutôt en fin de journée et le soir, puis cessaient. Chaque jour elles revenaient et chaque jour elles finissaient par s’arrêter. Ma copine et moi on a cherché longtemps, aucun médicament ne les calmait, je ne savais plus trop quoi faire. Ce n’était pas très douloureux, mais bien gênant quand même.

Puis en y regardant de plus près, on a remarqué qu’elles s’estompaient un peu durant les repas. On a fini par trouver au bout de longues semaines de recherche : j’avais soif. Après avoir trouvé, on s’est dit que c’était tellement simple, tellement évident qu’on était passé à côté. En fait on ne s’attendait pas à que je ne puisse pas savoir que j’avais soif, donc on n’a pas cherché de ce côté-là.

Depuis, j’ai ritualisé les moments où je bois afin d’être sûr de boire assez tout au long de la journée. Je bois 1 verre pendant chaque repas, 1 après un café, 1 verre en me levant, 1 au milieu de la matinée et 1 à 16h puis aussi 1 dans la soirée. C’est le minimum. Si je fais du sport, je ritualise pareil. J’ai une bouteille et je sais selon telle activité s’il faut que je la boive entièrement 1 fois ou 2 fois selon la durée. Ainsi, je suis sûr d’avoir mon quota et je n’ai plus jamais eu mal à la tête pour cette raison.

10- Je ne m’adresse pas à ma copine directement

C’est un point assez difficile à aborder car il fait partie d’un ensemble plus large, qui est la communication avec ma copine, en tout cas avec quelqu’un de très proche.

Ma façon de communiquer avec elle montre que j’ai de grandes difficultés avec la proximité. Nous connaissions déjà le problème que peuvent rencontrer les autistes avec le regard. Eh bien ce problème peut s’étendre de façon plus large, même auprès de personnes pourtant très proches sans que nous soyons atteint d’un autisme de bas niveau ( la forme d’autisme la plus grave ).

Je pense que je ferai un article sur ma communication et plus précisément sur celle avec ma copine, pour montrer un peu comment se fait la conversation entre deux aspergers ( car ma copine est asperger elle aussi ). Je ne sais pas si ça vous intéresse, mais je me dis que ça pourrait en intéresser quelques-uns ( dites-le-moi en commentaire si jamais quelqu’un passe par là ! 🙂 Ça me rappellera que je dois écrire cet article. ).

Ainsi, je ne communique pas toujours directement avec elle. Je le fais de temps en temps en disant « tu », où parfois même en posant des questions – choses que je n’aime pas faire. La plupart du temps je m’adresse à elle par le « ils » comme si je parlais de quelqu’un d’autres. Je pourrais dire « vous », mais le vous est trop proche encore. Le « ils » me permet de prendre une distance suffisante. Elle me répond aussi par le « ils » et cela me plait bien. C’est une conversation plus simple à tenir pour moi.

Mais la plupart du temps, comme je le développerai dans le fameux article sur la communication en couple, je ne m’adresse même pas à elle de cette façon-là qui reste encore trop directe. Mais j’utilise des phrases types que je répète, ou en disant un « mon cœur » qui me vaut le surnom de « Canard ».
En effet, quand je dis « mon cœur », comme j’ai l’habitude de le faire, assez vite, ça ressemble à un « coin » de canard. Un jour, elle m’a dit que ça faisait « canard », je lui ai répondu que j’étais son canard et puis c’est resté.

Si je vous dis cela c’est aussi pour expliquer comment sont nées les « phrases types ». Ce sont des faits marquants qui restent dans le couple. Je peux m’approprier un fait que j’ai trouvé drôle et il reste et je le répète, je le répète, je le répète… tellement que ça devient un nouveau langage. Mon langage avec Kori est en grande partie fait de ces phrases drôles et marquantes que je répète de temps en temps.

Pourquoi je les répète ? Eh bien parce qu’elles me permettent d’avoir une information sans poser de question et sans devoir chercher une formulation particulière. Ainsi, j’économise de l’énergie, je ne prends pas de risque, je sais que mon action aura toujours la même réponse ce qui est parfait pour moi. Comme quand je dis « mon cœur », l’intonation sera la même à chaque fois et le retour également. Selon le retour je peux savoir si Kori va bien, si elle est en colère, si elle est en phase de « pardon » quand on s’est engueulé, etc. Je compare ça à une sorte de radar comme les chauves-souris. En fait je fais de l’écholocalisation sociale pour savoir comment socialement je me situe vis-à-vis de ma copine.

Voilà c’est fini. Si vous vous en avez aussi, n’hésitez pas à les partager. J’aime bien lire les récits que les gens font sur ces sujets-là.

Merci de m’avoir lu.

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